‹ Anthologie des écrivains français (volume 2)Chapitre 62 sur 65 · TH. DE BANVILLE · texte numérisé non relu

TH. DE BANVILLE

0 • outre i laire e1 froide,

Qu'ombrageait le tronc roide D'un noyer vigoureux A moitié creux !

Sources ! fraîches fontaines t Qui, douces à mes peines, Frémissiez autrefois

Rien qu'à ma voix !

Bassin où les laveuses Chantaient insoucieuses, En battant sur leur banc Le linge blanc !

O sorbier centenaire, Dont trois coups de tonnerre Avaient laissé tout nu Le front chenu !

Tonnelles et coudrettes, Verdoyantes retraites De peupliers mouvants A tous les vents !

O vignes purpurines, Dont, le long des collines, Les ceps accumulés Ployaient gonflés ;

Où, l'automne venue, La Vendange mi-nue A l'en tour du pressoir Dansait le soir !

O buissons d'églantines, Jetant dans les ravines, Comme un chêne le gland, Leur fruit sanglant !

Murmurante oseraie, Où le ramier s'effraie ; Saule au feuillage bleu, Lointains en feu !

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