‹ Anthologie des écrivains français (volume 3)Chapitre 64 sur 70 · COLETTE · texte numérisé non relu

COLETTE

sa main, à Elle, t'éveilla dans cette même cheminée. La vue d'un dieu aussi mystérieux que toi a de quoi frapper un chienenfant, à peine sorti de l'écurie maternelle. O Feu! je n'ai pas perdu toute appréhension. Hiii ! tu as craché sur ma peau une chose piquante et rouge... J'ai peur... Non, c'est fini.

Que tu es beau ! ton centre plus rose darde des lambeaux d'or, des jets vifs d'air bleu, une fumée qui monte tordue et dessine d'étranges apparences de bêtes... Oh! que j'ai chaud! sois plus doux, Feu souverain; vois comme ma truffe séchée se fendille et craque... Mes oreilles ne flambent-elles point ? Je t'adjure d'une patte suppliante, je gémis d'une volupté insupportable... je n'en puis plus!... (lise retourne.) Ah! rien n'est jamais bon tout à fait. Sous la porte, la bise pince mes cuisses nues. Tant pis ! que mon derrière gèle, pourvu que je t'adore en facel

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