‹ Anthologie des écrivains françaisChapitre 71 sur 87 · ÉCOUCHARD LEBRUN · texte numérisé non relu

ÉCOUCHARD LEBRUN

Ode au vaisseau le Vengeur.

AU sommet glacé du Rhodope, Qu'il soumit tant de fois à ses accords touchants, Par de timides sons le fils de Calliope

Ne préludait point à ses chants.

Plein d'une audace pindarique, Il faut que, des hauteurs du sublime Hélicon, Le premier trait que lance un poète lyrique

Soit une flèche d'Apollon.

(*) LEBRUN (Ponce-Denis ECOUCHARD), surnommé Lebrux-Pixdare , né et mort a Paris (1729-1807). Sa vocation précoce le fit distinguer de Louis Racine, dont le fils devint son ami. Deux ( de; sur le Désastre de Lisbonne, une autre .4 Buffon, où il célébrait les Epoques de la nature, une A Voltaire, où il lui signalait l'infortune de MHe Corneille, rendirent Lebrun célèbre. Après avoir été secrétaire des commandements du prince de Conti, Lebrun fut pensionné par Louis XVI : cela ne l'empêcha pas de se jeter avec ardeur dans le mouvement révolutionnaire et de servir plus tard le Consulat et l'Empire. Lebrun eut à son époque une réputation exagérée qui lui valut le surnom de Pindare. De nos jours iV est beaucoup trop Il a laissé des odes fort remarquables par l'énergie du style et

l'adresse de la versification. Mais c'est surtout dans la satire qu'il excella.

Pour l'épigramme, il a peu de rivaux, et l'épigramme sur La Harpe « qui

venait de parler du grand Corneille avec irrévérence » a été qualifiée par

Sainte-Beuve de « reine des épigrammes ».

déprécié.

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