C.LYTEMNE STRE
Quoi ! ce nom qui te rend si coupable, Tu l'oses prononcer ! N'affecte rien, cruel, La douleur que tu feins te rend plus criminel.
vf?>^. (*) CRÉBILLON (Prosper JOLYOT DE), né à
r^Sî^^S?^ DiJon en l674' mort en I702' n fit ^°Uer n6Uf ^a" gédies, les quatre premières avec un grand succès :
ldomènèe (1705); Atrée et Thyeste (1707); Electre (1709); Rhadamiste et Zênobie (l7")« son chefd'œuvre ; Xerxès (1714); Sémiramis (1717) ; Pyrrhus (1726); enfin, après être resté vingt-deux ans éloigné de la scène, Catilina (1748), et le Triumvirat (1754). Homme bizarre, insouciant, prodigue, désordonné dans sa vie, Crébillon n'en était pas moins modeste et bienveillant. Il fut de l'Académie en 1731. Il a été plutôt un grand dramaturge qu'un grand poète. Le ressort dramatique de toutes ses pièces est la terreur. De son temps, on l'opposait à Voltaire, qui s'en irritait et qui a écrit, non sans une secrète jalousie : « On m'ose préférer Crébillon le barbare. »
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Triomphe, Agamemnon ; jouis de ta vengeance ; Ton fils ne dément pas ton nom ni sa naissance. Pour l'en voir digne au gré de mes vœux et des tiens, Je lui laisse un forfait qui passe tous les miens.
ORESTE
Frappez, dieux tout-puissants que ma fureur implore ; Dieux vengeurs, s'il en est, puisque je vis encore, Frappez : mon crime affreux ne regarde que vous. . Le ciel n'a-t-il pour moi que des tourments trop doux t Je vois ce qui retient un courroux légitime ; Dieux, vous ne savez pas comme en punit mon crime.