Lucrèce, De Naturâ Rerum, 1. IV, v
Appendice.
Cette notice était achevée, lorsque M. Saulnier, conseiller à la Cour d'Appel de Rennes et président de la Société Archéologique d'Ille-et- Vilaine, a bien voulu me communiquer quelques actes intéressant Rivière, qu'il arecueillis aucours d'un dépouillement des archives de TEtat civil de Rennes.
Il résulte de ces pièces qu'Alexandre de Rivière (c'est bien ainsi qu'il s'appelait, quoique les listes imprimées du Parlement portent de la Rivière) a été pourvu de l'office de Conseiller non originaire au Parlement de Bretagne, par lettres de provision du 4 décembre i585, en remplacement de René Breslay, décédé, mais qu'il n'a été reçu à l'exercice de sa charge que le 5 mars i588 ; que pendant les troubles qui suivirent la mort de Henri III, il a siégé au Parlement royaliste, son nom figurant aux assemblées générales de iSgo, iSgi, 1592; et qu'il a été du nombre des magistrats qui restèrent fidèles à la fortune de Henri IV (cette fidélité et cet attachement éclatent en plusieurs endroits de son poème, notamment à la fin dles livres V et Ylll), Vers la fin de 1617, il céda son office à Antoine Barillon, qui fut pourvu à sa place par lettres de provision du 5 janvier 1618, et reçu le i5 mars 161 9. Il semble avoir joué, comme magistrat, un rôle très effacé.
Les alliances de Rivière sont bretonnes, et le rattachent tout à fait à la Bretagne. Il se maria deux fois, à Rennes, épousant en premières noces (juillet
g% ALEXANDRE DE RIVIERE
OU août i6o3) demoiselle Thomase de Panard, dame de Forges, et en secondes noces (vers 1607 ou 1608), Elisabeth de Costeblanche, qui lui survécut. Il eut de son premier mariage une fille, Catherine, qui épousa, en Saint-Germain de Rennes, le 27 septembre 1620, messire Jean de la Sauldraye, président aux requêtes du Parlement de Bretagne ; de son deuxième mariage, deux filles. Renée, baptisée le 8 avril 1609, Elisabeth, baptisée le 17 mai 1610, mariée à Pierre Gouyon, sieur de la Raimbaudière *. Cette dernière alliance est mentionnée par M. Pol de Courcy. Une sœur de Rivière épousa un sieur Michaël de Rochemaillet ; nous en avons la preuve dans les pièces de vers qui précèdent le Zodiac poétique, et dont plusieurs émanent de M. Michaè'l de Rochemaillet, qui s^intitule fils de la soeur de Tauteur *.
Ces considérations de famille se joignent aux raisons littéraires pour faire d'Alexandre de Rivière, en dépit de son origine parisienne, un poète breton.
Olivier de Gourcuff.
1. Elisabeth mourut dans la paroisse de Noyal-sur- Vilaine, le 5 janvier 1681, et y fut inhumée le 7. (Registres paroissiaux de Noyal-sur-Vilaine.)
2. Plusieurs membres de la famille de Rochemaillet (de son vrai nom Michel) ont écrit des vers latins et franc ais dans des recueils du temps. Ils étaient Angevins.