SUR LA MORT DE LOUIS FRÉCHETTE
Un érable est tombé . . . Dans le clair paysage
de la patrie, il dessinait un grand contour;
son ombre enveloppait la terre avec amour;
des oiseaux merveilleux chantaient dans son feuillage !
Et vers l'appel divin du soleil, chaque jour, montait plus haut sa fière cime, quand l'orage, d'un formidable choc, a soudain clos son âge . . . Ceux-là qui l'ont perdu le pleurent sans retour.
Un érable est tombé. . . La débordante sève
n'alimentera plus, au prochain avenir,
sa verte frondaison de pensée ou de rêve . . .