‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 108 sur 241 · SUR LA MORT DE LOUIS FRÉCHETTE · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE LOUIS FRÉCHETTE

Un érable est tombé . . . Dans le clair paysage

de la patrie, il dessinait un grand contour;

son ombre enveloppait la terre avec amour;

des oiseaux merveilleux chantaient dans son feuillage !

Et vers l'appel divin du soleil, chaque jour, montait plus haut sa fière cime, quand l'orage, d'un formidable choc, a soudain clos son âge . . . Ceux-là qui l'ont perdu le pleurent sans retour.

Un érable est tombé. . . La débordante sève

n'alimentera plus, au prochain avenir,

sa verte frondaison de pensée ou de rêve . . .

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