CETTE ÂME
C'est mon âme d'enfant où le doute est entré, Cette âme que tu vois, comme une vague houleuse, Tour à tour agitée et tour à tour paisible, Si douce par moments, si vibrante et sensible, Si crispée un tantôt, si brutale et nerveuse.
Cette âme, que tu vois, qui se voue à l'amour Et peut-être demain en maudira les dieux; Cette âme, qui se berce au mensonge des yeux Et s'obstine ombrageante à la clarté du jour,
C'est mon âme d'enfant où le doute est entré.
(Les Symphonies)