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TERRA-NOVA

{Fragments) *

Nomade loin des villes,

Je lève sur treize perches ma tente à votre gloire.

Sur le pas de ma porte, où sont inscrits les symboles du totem,

Les vents de toutes les directions se disputent la fumée des calumets, que je destine aux quatre points cardinaux;

A l'enseigne de la joie, ma figure était peinte de rouge vermillon.

J'allume dans le couchant, sur un cap visible de toutes vos Réserves,

Le feu étouffé des grandes nouvelles; Et sa fumée perpendiculaire portera dans le ciel

Le message de la venue prochaine, par toutes les passes de la montagne,

D'une ruée nouvelle de bisons.

Se peut-il que vos chants ne trouvent leur mesure que dans la tristesse,

Et que la chaude averse refuse à la semence lancée par vos femmes, Sur ces coins de terre, La fructueuse levée du maïs . . .

Vous ne chanterez plus, pour rendre votre chasse plus propice,

Et votre silence, qui rappelle vos sentiers de guerre,

Ne se confondra plus avec la patience que vous m'enseignez sur la piste du gibier.

Votre Réserve est inséparable des progrès de la nature,

Et bien que ces étendues limitent la durée de vos voyages,

La hauteur, dans vos cieux, demeure Que viennent célébrer sur vos têtes d'innombrables plumages.

Pendant que vos danses résonnent sur les couches du roc le plus résistant de la terre,

Je viens tremper mes lèvres dans vos sombres ruisseaux,

Boire à l'origine des eaux, dans l'entrée de vos cavernes.

(Terra Nova, en préparation)

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