‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 199 sur 241 · PAUL GO VIN · texte numérisé non relu

PAUL GO VIN

Au pied du roc casqué, couronné de son fort, Le jour qu'aide l'éclat des voiles et de l'onde, Qui blanchit les brisants comme d'un glaive d'or, Résiste au soir d'un long rayon de clarté blonde. . .

Mais l'ombre, surgissant de son rideau d'instants, S'empare pas à pas du fleuve et des nacelles Et repousse le jour vers la côte où s'étend, De gradins en gradins, la Ville-Sentinelle . . .

Bientôt le soir s'élance à l'attaque des quais, Et rongeant routes et maisons, une par une, Escalade le cap, les remparts, les bosquets. . . Et cette vision de Québec, toute brune,

Sur un ciel de printemps strié comme un émail D'or, de vert, d'orange, au prêtre qu'immobilise Un son lointain de cloche, a semblé le vitrail, Symbolique et troublant de quelque immense église!

{Médailles anciennes)

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