‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 201 sur 241 · SÔ · texte numérisé non relu

SÔ

Et depuis le remords a ridé mon front blanc; Car vos doigts fatigués, Jeanne l'Hospitalière, Vos mains noires de poudre, ô Vierge de Verchères, N'avaient point de rubis mais des taches de sang!

(Médailles anciennes)

Jean Nolin

BIBLIOGRAPHIE. — Les Cailloux, poésies {Montréal, Imprimerie du Devoir, 1918).

En préparation. — Un roman, un volume de vers.

M. Jean Nolin naquit le ZI août 1898, à Sorel. Entré au Collège Sainte- Marie (à Montréal) à onze ans, il est reçu bachelier ès-arts à dix-neuf ans. Les Cailloux paraissent Vannée suivante. Une partie de ce recueil a été composé dès la quinzième année. Licencié de V École des hautes études commerciales, trois ans plus tard, il part bientôt pour Paris où il séjourne près de quatre ans. Depuis son retour, partagé entre le journalisme, la critique de théâtre, les livres et la publicité, M. Nolin n'a livré au public que V article éphémère ((qu'on a toujours tort)), prétend-il. ((d'ensevelir dans un volume au lieu de le laisser jaunir proprement dans la collection même du journal où personne, d'ailleurs, n'ira jamais le relire)).

M. Nolin annonce quand même un roman et des vers ((en préparation)). ((Cela n'engage à rien, au Canada)), conclut-il, ((et ça en impose toujours un peu.))

M. Olivar Asselin a écrit à propos des Cailloux, dans la Revue moderne, que la poésie de M. Nolin possède, entre autres qualités, celle ((d'être honnête sans être bête)).

Le père du poète, M. Joseph Nolin, professeur à l'École dentaire de Montréal, taquine lui aussi la muse.

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