‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 21 sur 241 · CANADA! MON PAYS! MES AMOURS · texte numérisé non relu

CANADA! MON PAYS! MES AMOURS

Comme le dit un vieil adage

Rien n'est si beau que son pays;

Et de le chanter, c'est l'usage;

Le mien je chante à mes amis.

L'étranger voit avec un œil d'envie Du Saint- Laurent le majestueux cours; A son aspect le Canadien s'écrie :

O Canada ! mon pays ! mes amours !

Maints ruisseaux, maintes rivières

Arrosent nos fertiles champs;

Et de nos montagnes altières

De loin on voit les longs penchants.

Vallons, coteaux, forêts, chutes, rapides, De tant d'objets est-il plus beau concours ? Qui n'aimerait tes lacs aux eaux limpides ? O Canada ! mon pays ! mes amours!

Les quatre saisons de l'année Offrent tour à tour leurs attraits.

Le printemps, l'amante enjouée Revoit ses fleurs, ses verts bosquets.

Le moissonneur, l'été, joyeux s'apprête

A recueillir le fruit de ses labours,

Et tout l'automne et tout l'hiver, on fête.

O Canada ! mon pays! mes amours!

Le Canadien, comme ses pères,

Aime à chanter, à s'égayer.

Doux, aisé, vif en ses manières,

Poli, galant, hospitalier, A son pays il ne fut jamais traître, A l'esclavage il résista toujours; Et sa maxime est la paix, le bien-être Du Canada, son pays, ses amours.

Chaque pays vante ses belles ;

Je crois bien que l'on ne ment pas^

Mais nos Canadiennes comme elles

Ont des grâces et des appas.

Chez nous, la belle est aimable, sincère; D'une Française elle a tous les atours. L'air moins coquet, pourtant assez pour plaire. O Canada ! mon pays! mes amours!

O mon pays ! de la nature Vraiment tu fus l'enfant chéri; Mais d'Albion la main parjure En ton sein le trouble a nourri.

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