GEORGES-ÉTIENNE CARTIER
Cartier, accompagnés de notices par Joseph Tassé (Montréal, Sênécal & fils, 1893).
Georges-Etienne Cartier naquit à Saint-Antoine (comté de Chambly), le 6 septembre 1814. D'abord élève au Collège de Montréal, puis admis au barreau en 1835, il se lançait vers le même temps, à la suite des Papineau, des Viger, des Nelson, dans le mouvement qui devait aboutir à V insurrection de 1837 . Député au parlement de Québec (1848), secrétaire de la Province (1855), puis procureur général du Bas-Canada (1856), il dirigea de concert avec sir John- A. Macdonald, à partir de 1857, tour à tour l'administration Macdonald- Cartier (26 novembre 1857-29 juillet 1858) et l'administration Cartier- Macdonald (6 août 1858-21 mai 1862). Entre autres œuvres qui employèrent son activité et son indomptable énergie, il convient de citer la construction du chemin de fer Inter colonial, la codification des lois du Bas-Canada, et surtout l'abolition de la tenure seigneuriale. Inutile de rappeler ici la part qu'il prit, en 1867 , à l'établissement de cette Confédération canadienne dont le nom, dans l'histoire de notre pays, restera toujours étroitement lié au sien. Cartier mourut à Londres, le 20 mai 1873. Un vaisseau de guerre anglais rapporta ses restes à Montréal, où on lui fit de grandioses funérailles. Le Canada lui a fait élever, en 1881, un bronze imposant à l'ombre des édifices parlementaires d'Ottawa. Depuis 1914, un autre monument, élevé par souscription nationale sur les flancs du Mont-Royal, à Montréal, rappelle aux citoyens de la métropole canadienne le souvenir du grand homme d'État.
S' appuyant sur une vieille tradition de famille, sir G.-E. Cartier prétendait descendre d'un frère de Jacques Cartier. Des trois enfants qu'il avait eus, un seul vit encore: mademoiselle Hortense Cartier, de Cannes, en France.