‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 29 sur 241 · UN CANADIEN ERRANT · texte numérisé non relu

UN CANADIEN ERRANT

Un Canadien errant, Banni de ses foyers, Parcourait en pleurant Des pays étrangers.

Un jour, triste et pensif, Assis au bord des flots, Au courant fugitif Il adressa ces mots:

((Si tu vois mon pays, Mon pays malheureux, Va, dis à mes amis Que je me souviens d'eux.

«O jours si pleins d'appas, Vous êtes disparus, Et ma patrie, hélas!

Je ne la verrai plus.

«Non, mais en expirant, O mon cher Canada, Mon regard languissant Vers toi se portera.»

Louis -Joseph Fiset

Fiset a surtout collaboré, en vers et en prose, à la Ruche littéraire, aux Soirées canadiennes, à la Littérature canadienne, au Foyer canadien et au Journal de l'Éducation.

Louis- J ose pin- Cyprien Fiset naquit à Québec, le 3 octobre 1827 . Sa mère, Mary Power s {de Londres), était la fille d'un officier de marine anglais; son père, le juge Louis Fiset, descendait d'une vieille famille française établie au Canada en 1656. Il fit ses études partie sous un précepteur et partie au Séminaire de Québec, où il eut pour professeur le futur cardinal Taschereau. Admis au barreau à l'âge de vingt-trois ans (24 novembre 1848), on ne peut dire cependant que la profession d'avocat l'ait jamais intéressé. La politique, pendant de longues années, devait l'absorber bien davantage. En 1861, Fiset était nommé, par le ministère Cartier, protonotaire-conjoint de la Cour Supérieure à Québec, position qu'il occupa jusqu'à sa mort, survenue en 1898.

«... Imagination charmante, au vol gracieux; poète délicat, au vers élégant.)) (Hector Fabre)

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