NOBLESSE ET ROTURE
Un roi lâche, oubliant nos luttes centenaires, Un jour laissa tomber de glorieux enfants, Abandonnés ainsi que de vils mercenaires Qu'on livre sans remords aux soldats triomphants.
Quand le sang de nos preux féconde l'Amérique Des bords de l'Orégon aux monts du Labrador, Ce roi, pour rajeunir sa vieillesse lubrique, Du sang de ses sujets emplit ses coupes d'or!
Quand le jeu des tambours et le bruit des batailles Dans nos champs étonnés promènent leurs concerts, L'orgie épouvantable, enivrant tout Versailles, Trouble de ses clameurs l'écho du Parc-aux- Cerfs.
Malgré cet abandon, la lutte fut superbe; Sur l'héroïsme enfin le nombre l'emporta