LES YEUX DES CHATS
Câlins ou durs, doux ou pervers, Se grisant des clartés intenses, Leurs yeux aux multiples nuances Ont l'air songeur, mi-clos, ouverts, Câlins ou durs, doux ou pervers.
Soit ovales, pointus ou ronds, Soit énormes, soit minuscules, Grands soleils ou minces lunules, Ils s'enflent comme les ronrons, Soit ovales, pointus ou ronds.
Souvent, dans la torpeur des nuits, Quand la mort affleure la vie, La prunelle, immense, défie L'ombre, et la repousse en son puits, Souvent, dans la torpeur des nuits,
Tristes, rieurs, fins ou profonds, Peut-être pleins d'une lumière Qui, pour nous, demeure étrangère, Leurs yeux semblent trouver bouffons Ceux qui se croient fins ou profonds.