NI HO ENT! LPIUS CANADIEN
EN PRÉPARATION — Ies heures mystiques (pelit livre de poésies religieuses); — Poèmes du pays de Canard-blane (souvenirs d'enfance); — La terre de Kitchi-Manitou, poèmes (évocations du Canada primitif et de la préhistoire); — Poèmes en prose ; — Le Canada chanté, édition revue et augmentée de nombreux poèmes.
M. Albert Ferland a collaboré aux Soirées du Château de Ramesay (1900), ainsi qu'à plusieurs journaux et revues.
M. Albert Ferland naquit à Montréal, le 23 août 1872. Poète et dessinateur de talent, il est l'un des fondateurs de l'École littéraire de Montréal, dont il fut successivement secrétaire (1900-03) et président (1904). Malgré certaines qualités de facture, ses premiers recueils (Mélodies poétiques, Femmes rêvées) n’ofrent qu'un intérêt secondaire; M. Ferland à cette époque n'avait pas encore trouvé sa voie. On peut dire qu’il s’est vraiment révélé à lui-même et au public avec les Horizons (1908), que devaient bientôt suivre le Terroir (1909) et lAme des bois (même année).
M. Auguste Dorchain disait en 1908, dans un article consacré à l'auteur des Horizons : « C’est un hymne au Canada qu’il chante, d'un bout à l’autre du recueil, — hymne à ses bois, à ses villes, à ses horizons, à toute l'âme de son terroir »; et en 1912 dans les Annales, à propos de la suite du Canada chanté : « C’est toujours, avec un art qui s’est afiné encore, la même inspiration fervente et pure. Avec lui, NOUS respirons un air vierge, à la lisière des vieilles forêts dont les arbres, que la cognée du bücheron commence seulement à atteindre, ont vu passer les derniers chasseurs troquois et les premiers pionniers de la Nouvelle-France.» M. Ferland aime surtout à chanter les arbres. « Souvent il agite sous l'œil du lecteur la feuille écarlate, sombre ou pâle de ces grands arbres de la forêt canadienne, et presque toujours il éveille les plus agréables sensations. M. Ferland fait aimer nos bois parce que tout le premier il a saisi le langage mystérieux, les voix murmurantes qui s’échappent et montent des puissantes ramures.» (Abbé CAMILLE
OY) Mais qu'il chante les bois ou les champs, les avoines ou les bouleau, « toujours la vision des Aïeux lui revient et il dit les Anciens qu’un rêve auguste faisait forts, les laboureurs martyrs immolant leur vie au sein des terres neuves, les croyants qui semaient où chantent des cités, la terre de l’érable et sa bea ulé, les pins géants profilés sur le ciel, les clochers aux a Dpels lointains, et aussi la prière au Dieu des solitudes.» (M. Ansuror Rivanrp)
Les quatre livres du Canada chanté forment aulant de plaquettes illustrées par l’auteur de fort intéressants dessins à la plume.
M. Ferland figure dans deux anthologies des poètes français contem- Porains, dont l’une, intitulée Toutes les lvres, et publiée par Gastein- Serge, à Paris, en 1914, a reproduit trois pièces du Canada chanté — Soir de juin à Longueuil. Terre canadienne et Terre nouvelle — avec une flatteuse notice biographique.
M. Ferland est depuis plusieurs années fonctionnaire à la poste de Montréal.
ALBERT FERLAND