CHANSON PATRIOTIQUE
Riches cités, gardez votre opulence, Mon pays seul a des charmes pour moi :
Dernier asile où règne l'innocence, Quel pays peut se comparer à toi ?
Dans ma douce patrie
Je veux finir ma vie;
Si je quittais ces lieux chers à mon cœur, Je m'écrierais : j'ai perdu le bonheur !
Combien de fois à l'aspect de nos belles l’Européen demeure extasié !
Si par malheur il les trouve cruelles, Leur souvenir est bien tard oublié.
Dans ma douce patrie Je veux finir ma vie:
Si je quittais ces lieux chers à mon cœur, Je m'écrierais : j'ai perdu le bonheur !
Si les hivers couvrent nos champs de glaces, L'été les change en limpides courants, Et nos bosquets fréquentés par les grâ:
Servent encor de retraite aux amants.
Dans ma douce patrie Je veux finir ma vie; Si je quittais ces lieux chers à mon cœur, Je m'écrierais : j'ai perdu le bonheur !
O mon pays! vois comme l'Angleterre Fait respecter partout ses léopards; Tu peux braver les fureurs de la guerre, La liberté veille sur nos remparts.
Dans ma douce patrie
Je veux finir ma vie:
SI je quittais ces :ieux chers à mon cœur, Je m'éerierais : j'ai perdu le bonheur !
Isidore Bédard
Bédard es l'auteur de quelques pièces de vers parues dans les journaux du temps, surtout dans le Canadien.
Isidore Bédard naquit à Québec, vers 1806. II s'occupa plus encore de politique cue de littérature et JuE pendant une session député du Saguenay À tu Chambre du Bas-Canada. Il mourut à Paris, en 1833.