HYMNE NATIONAL
Sol canadien, terre chérie !
Par des braves tu fus peuplé;
Ils cherchaient, loin de leur patrie, Une terre de liberté.
Nos pères, sortis de la France, Étaient l'élite des guerriers,
Et leurs enfants de leur vaillance Ne flétriront pas les lauriers.
Qu'’elles sont belles, nos campagnes !
En Canada qu’on vit content !
Salut, à sublimes montagnes, Bords du superbe Saint-Laurent.
Habitant de cette contrée
Que Nature sait embellir,
Tu peux marcher tête levée, Ton pays doit t'énorgueillir.
Respecte la main protectrice D'’Albien, ton digne soutien; Mais fais échouer la malice D'ennemis nourris dans ton sein.
Ne fléchis jamais dans l'orage, Tu n’as pour maître que tes lois.
Tu n'es pas fait pour l'esclavage, Albion veille sur tes droits.
Si d’Albion la main chérie
Cesse un jour de te protéger, Soutiens-toi seule, à ma patrie !
Méprise un secours étranger.
Nos pères, sortis de la France, Étaient l'élite des guerriers,
Et leurs enfants de leur vaillance Ne flétriront pas les lauriers.
Joseph-Edouard Turcotte
T'urcotte est l'auteur de quelques pièces de vers publiées dans les journaux du temps.
Joseph-Édouard T'urcotte naquit à Gentilly, en 1808. Journaliste, il se fil surtout remarquer par la part qu'il prit, en 1837, à la rédaction du Libéral, e4 ses violents appels à l'insurrection. Il siégea par la suile, pendant de longues années, dans nos parlements, où il représenta tour à tour les comtés de Saint-M aurice, de Maskinongé, de Cham plain el de Trois-Rivieres. Il fut président de la Chambre de Québec, juge des Sessions à Trois-Rivières, membre de la dernière Commission seigneuriale, etr., etc. Promoteur, en outre, de plusieurs vastes entreprises dans le domaine industriel, il contribua, pour sa part, plus puissamment que personne ne l'avait encore fait, au développement économique de la région de Trois-Rivières. Il mourut en 1861.