LES TROIS LABOURS
Étant robuste, il a labouré tout un pré.
Il à vingt ans: il à trouvé les heures brèves.
Oh ! la bonne besogne !... Et, dans le soir pourpré, Il est très fier d’avoir labouré tout un pré.
Il sourit, et son champ est moins grand que ses rêves.
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Plus solide, peut-être, il trime comme deux, Mais il à quarante ans; son sang durcit ses veines, Et là-bas, au foyer, les enfants sont nombreux. J1 songe; et bien qu'il ait besogné comme deux, Le nombre des sillons est égal à ses peines,
{ LOVIS DUVAL
Ce soir, il se sent vieux. Pour la première fois Son pied fut inactif et ses heures arides !
Il a soif; il entend une source sous bois;
Il y boit, s’y regarde, hélas ! et cette fois,
Le nombre des guérets est battu par ses rides !