‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 232 sur 255 · CUT · texte numérisé non relu

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Et c’est en vain que par les veilles hivernales Tu m'attendras des soirs entiers au salon bleu: Tu croiras que j'arrive à travers les rafales

Et je serai très loin auprès d’un autre feu.

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Car, un jour où la peine avait étreint mon être, Je m'er vins, désolé, dans le soir violet, Comme un enfant perdu pleurer sous ta fenêtre, Et tu n’as pas oui ma voix qui t’appelait.

(Mon pays, mes amours)

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Blanche Lamontagne (1889- ) BIBLIOGRAPHIE.-— Visions Gaspésiennes, poésies (Montréal,

Imprimerie du Devoir, 1913). — Par nos champs et nos rives, poésies, Montréal, Imprimerie du Devoir, 1917).

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Pour PARAÎTRE PROCHAINEMENT. — Un volume de vers : La Vieille Maison.

Mademoiselle Lamontagne collabore depuis quelque temps en prose au Journal d'Agriculture.

Mademoiselle Blanche Lamrriagne naquit aux Escoumains (comté de Saguenay), le 13 janvier 1599. { Mon enfance — nous écrivailelle récemment — mon enfance s'est écoulée sur les rives du fleuve, et je connus de bonne heure la vie des paysans. J'appris à les aimer. Je fus pensionnaire dans plusieurs couvents. Je suivis des cours de littérature à l'Universilé Laval de Montréal. Il ne s'est rien passé

extraordinaire dans ma vie. Je coule des jours paisibles au sein d'une campagne du Bas-Québec, non loin de la Gaspésie, où j'ai vécu depuis l'âge de huit ans (1897). Je veux consacrer ma lyre à chanter la campoqre et je n'ai pas d'autre ambition que de devenir la poétesse des

abitants. J'espère que ces quelques notes vous sufliront. Songez qu’il n’y a rien d’agréable à parler ai nsi de soi-même... »

« C’est bien pour la patrie, pour la terre canadienne, que chante

là-bas, au bord des grèves, SuT son rocher natal de Cap-Chat, dans celte nature sauvage et tourmentée de la Gaspésie, Mlle Lamontagne.. y a dans ces strophes, où parfois l’inexpérience trahit sa faiblesse, un souffle heureux, abondant, très sain, parfumé quelquefois comme celui qui embaume au printemps la terre canadienne, et quelquefois âpre, un peu rude, comme celui qui passe, certains malins plus frais, sur les battures laurentiennes. Mlle Lamontagne aime les choses de chez nous; elle les observe avec finesse, elle les idéalise avec piété, elle les chante avec émotion... » (Abbé CamiLce Roy)

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