___ GUILLAUME BARTHE
Puissent tous tes enfants enfin se joindre, Et valeureux voler à ton secours !
ar le beau jour déjà commence à poindre, O Canada ! mon pars ! mes amours !
Guillaume Berthe
L1BLIOGRAPHIE. - . En vers : quelques pièces publiées dans les journaux du temps. — En prose: Le Canada reconquis par la
J France (Paris, 1855); — Souvenirs d'un demi-siècle (Paris,
Joseph-Guillaume Barthe naquit en Acadie, le 15 mars 1816. Venu de bonne heure au Canada (car l'Acadie ne faisait pas encore partie de ce pays), Ù poursuivra tranquillement ses tudes de droit dans la bonne ville de Trois-Rivières, lorsque éclatèrent les événements de 1837-38, Ièntôt suivis des représailles que l'on sait, et notamment de la déporlation aux Bermudes d’un certain nombre de « rebelles » canadiensfrançais. Emporté par l'indignation, le jeune « patriole » n'y pul tenir : à rima contre lord Durham un poème indigné (Les Exilés politiques canadiens), que le Fantasque, de Napoléon Aubin, publia aussitôt et qui valut à son auteur de goûter à son tour à la prison pour son compte personnel. J.-G. Barthe fut par la suite rédacteur en chef de l’Aurore du Canada (18/0-44), puis secrétaire de la Cour d Appel à Montréal (1846-1850). Ce fut vers celle dernière date qu'il nous quitta pour aller s'établir en France, où îl continua de faire du journalisme. (Il collabora notamment à la Gazette de France.) Revenu au Canada sur ses derniers jours, il mourut en 1893, à Montréal.
En 1855, il avait publié à Paris un ouvrage assez oublié aujourd’hui, mais qui fut à son apparition l'objet des apprécialions les plus flatteuses. «Un livre qu'il faudrait remettre à sa place dans notre littérature, c'est Le Canada reconquis par la France, de M. Barthe. Cette œuvre éloquente a coûté à son auteur une grande dépense de talent.
IL y a dans ce livre de belles et amples idées, une verve, une imagination
exubérante.….. » (HECTOR FABRE). J.-G. Barthe était le grand-père de M. Armand Lavergne.