‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 5 sur 255 · DENIS-BENJAMIN VIGER · texte numérisé non relu

DENIS-BENJAMIN VIGER

La guerre a fait couler le sang Dans tous les coins de ma patrie; Jamais l’affreuse tyrannie

Ne fit périr tant d'innocents:

Pour moi que les destins prospères Ont sauvé du sort de mes frères, Je dis, en bénissant mon sort:

Le p'tit bonhomme vit encor !

Denis-Benjamin Viger (1774-1861)

BIBLIOGRAPHIE.— En vers : quelques poésies éparses dans les journaux canadiens du temps. — En prose: Considérations sur les effets qu'ont produits en Canada la conservation des établissements du pays, les mœurs, l'éducation, ete., ete., de ses habitants, et les conséquences qu'entraîne leur décadence par rapport aix intérêts de la Grande-Bretagne (1809); — Analyse d'un entretien sur la conservation des établissements du Bas-Canada, des lois, des usages, ete. de ses habitants (1826) ; —Considérations relatives à la dernière révolution de la Belgique (1831) ; — Observations de l'honorable D.-B. Viger contre la proposition faite dans le Conseil législatif de rejeter le bill pour la nomination d’un agent de la Province en Angleterre (1835): — Mémoires relatifs à l'emprisonnement de l'honorable D.-B. Viger (1840); — La crise ministérielle (1844).

Denis-Benjamin Viger collabora en outre très activement à plusieurs

journaux, à partir de 1792.

Denis-Benjamin Viger naquit à Montréal, le 19 août 1774. Il suivit d'abord les cours du Collège de Montréal (alors Collège Saint- Raphaël), puis se fit admettre au barreau (1799), où i devait bientôt se faire une grande répulation de science et de talent. Envoyé une vremière fois au parlement en 1508, il resta près d'un demi-siècle sur la scène politique. Remplit avec succès deux importantes missions diplomatiques en Angleterre avant l'insurrection de 1837. Jeté arbitrairement en prison comme insurgé le } novembre 18538, il y passa dix-neuf mois, (refusant obstinément de fournir caution el demandant sans cesse son procès » (MAXIMILIEN BrmauD). Fit partie du ministère Draper de 1844 à 1848. Décédé à Montréal en 1861.

Comme presque tous les hommes de sa génération, Denis-Benjamin V'iger dut donner le meilleur de son activité à la politique, et c'est assez dire qu’il fit en sa vie plus de prose que de vers. Il a néanmoins laissé bon nombre de poésies, dont quelques-unes loul au moins, ne serail-Ce qu'à titre documentaire, ne sont pas sans 0 rir un cerlain intérêt.

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