‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 68 sur 255 · WILLIAM CHAPMAN · texte numérisé non relu

WILLIAM CHAPMAN

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William Chapman

BIBLIOGRAPHIE — En vers: Les Québecquoises (1876); — Les Feuilles d’ Érable (1890); — Les Aspirations, ouvrage couronné par l'Académie française (Paris, Librairie-Imprimerie Réunies, 1903); — Les Rayons du Nord, ouvrage couronné par l’Académie française (Paris, La Revue des Poètes, 1909); — Les Fleurs de vivre (Paris, La Revue des Poètes, 19121. — En prose : Les mines d’or de la Beauce (1878); — Le Lauréat (1894); — Les deux copains (1894) — Nos immortels (1896).

Chapman est aussi l'auteur d'un ouvrage mi-prose mi-vers: À propos de la guerre hispano-américaine (1897).

OUVRAGE INACHEVÉ, RESTÉ MANUSCRIT. — L' Épopée Canadienne, poésies. ,

M. Chapman a collaboré à l'Opinion publique, à la Patrie, à la Minerve, à la Presse, à la Revue Canadienne, à la Revue Franco- Américaine, etc., de Montréal; — au Canadien, au Courrier du Canada, à la Vérité, à l’Événement, à l'Avant-Garde, elc., de Québec; — au Vieux Corsaire, de Saint-Malo; — à la Revue des Poètes, de Paris; — à la Revue du Languedoc. efc.

M. William Chapman naquit à Saint-François de Beauce, en 1850, d'un père anglais et d’une mère canadienne-française. Son ancêtre maternel, Simon Lefebvre, sieur Angers, né à Tracey-le- Val, en Picardie, élait venu au Canada en qualité de secrétaire particulier du marquis de Tracy, vice-roi de la Nouvelle-France. Bizarrerie du sort, son ancêtre paternel vint au Canada en qualité de secrétaire d'un gouverneur anglais. sir George Pr'vost. Le père du poète, George-William Chapman, éluit négociant. Sa mère, Caroline Angers, fille de François Angers, cultivateur de la Pointe-aux-Trembles, dans le comté de Portneuf, clait la sœur de François-Réal Angers, fameux en son temps el en son pays.

M. Chapman fit ses éludes classiques au Collège de Lévis, d'où À passa à l'Université Laval de Québec, s'étant juré d'être avocat. Il le fut en effet, mais de bonne heure jeta la toge aux orties pour 8e donner tout entier au journalisme et à la littérature.

Tour à tour rédacteur à la Patrie (1883), puis à la Minerve (1884), M. Chapman entrait par la suile dans l'administration provinciale 1890). Nommé, en 1891, secrélaire du cabinet du Procureur général, puis destitué de cette fonction, en 1596, pour participation ouverle aux luttes politiques, on le retrouvera deux ans plus tard libraire à Ottawa ‘1898). En 1903, il devenait traducteur au Sénat. Décédé en 1917.

Le mérite poétique de Chapman, reconnu officiellement en France, a été très contesté au Canada, surtout par la jeune école. It avait eu luimême des démêlés retentissants avec 80 ? contemporain et rival, Louis Fréchette. Comme celui-ci, il passait pour avoir l'humeur atrabilaire.

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