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LE GUEUX

C'est l'automne. Ils'en va par les chemins boueux, Lamentablement triste et souffrant, le maroufile; Le chien le mord de la dent, le froid de son souffle ; Il s'en va flageolant sur son bâton noueux.

Sa peau blême paraît sous ses haiïllons de gueux; Son pied difforme et noir a crevé la pantoufle;

Son œil rougi larmoie; à tout instant il souffle

Pour réchauffer un peu ses doigts transis et bleus.

Va, sombre vagabond, va devant toi, sans trève, trre le long des bois, des chemins et des grèves ! Va, pauvre loqueteux, vers ton repos : la mort.

Chemine lentement, sans but, à l'aventure, L'âme et le corps rongés par la faim, le remords,

Et par l’âpre vermine, ô vivante pâture !

(Voix étranges)

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