A RAOUL PONCHON
Poète, dont la barbe en tuyaux d'orgue frise, Vrai sage, être pansu, quelque peu monacal. Tu chéris le rosbif et bénis le bocal Plein de vieille eau-de-vie, où nage la cerise.
La robe de prieur, en bure bleue ou grise. Te convient beaucoup mieux que le manteau ducal; La cervoise chantonne en ton gouffre buccal ; Mais souvent un sonnet frais et mousseux te grise!
De tes libres propos chacun connaît le prix. Adoncques, beau Fonchon, tu n'es jamais surpris Lorsque du Grand- Hôtel un my lord nous arrive
Pour lorgner l'objet d'art dont ton chef s'est muni
Ta suave calotte en velours vert olive.
Que nous mettrons plus tard dans un vague Cluny
Les Poèmes à tous Crins. Lemerre, éditeur, Paris.