‹ Anthologie des poètes du Divan. Avec une introductionChapitre 30 sur 86 · L ELOGE DE PARIS · texte numérisé non relu

L ELOGE DE PARIS

Je te salue, expressément De voir, du bleu de tes terrasses, Gomme une écharpe dans le vent Dont chaque geste est une grâce, La molle Seine aux fils d'argent.

Je te salue, ô frénétique,

— Athénienne cependant — A cause du miracle unique De tous ces désirs discordants Dont tu sus faire une musique.

Surtout, Paris, je te salue Pour ce sourire impertinent Où Voltaire se continue Et qu'ouata le gros Renan D'une tendresse retenue.

Pour, quand s'éteint à l'Orient L'étoile qui veille et surveille Les péchés de tes suppliants.

Quand la pâle mort, à l'oreille.

Vous dit ses mots balbutiants.

Pour cette fleur du bon courage

— Celui de sourire toujours Et que tu mis à ton corsage

— O la ville-de-trop-d'amour,

De pas d'assez — et de notre âge... (Inédit.)

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