‹ Anthologie des poètes du Divan. Avec une introductionChapitre 38 sur 86 · LA LUNE AU MIROIR · texte numérisé non relu

LA LUNE AU MIROIR

Un miroir près de ma fenêtre Me jette les pâles rayons De la lune qui vient de naître Au bord lointain de l'horizon.

Avec la douceur de ton charme, Tu captives, trop doux miroir, Ces yeux qui s'emplissent de larmes, Et ce cœur plein de nonchaloir.

MAURICE GAUCHEZ Né à Chimay (Hainaut belge) 31 juillet 1884.

Collaboration poétique au Divan : n»16, décembre 1910.

Bibliographie : Essai d'étude sur le symbolisme. « La Jeune Revue », Bruxelles, 1902. — Charles Guérin. « Le Thyrse », Bruxelles, 1907. — André F intainas. « Vers et Prose », Paris, 1908. — Emile Verhaeren. M Le Thyrse », Bruxelles, 1908. — Le Livre des Masques belges. 3 volumes, 5^ édition. La Société nouvelle, Paris-Mons, 1908-1909-1910. —Les Poètes des Gueux, anthologie. Louis Michaud, Paris, 1912. — Les Poètes de Cape et d'Epée, anthologie. Louis Michaud, Paris, 1912. — Histoire des Lettres françaises de Belgique des origines à nos jours. « La Renaissance d'Occident », Bruxelles, 1922. — Poèmes : Jardin d'adolescent. Sansot, Paris. — Les Symphonies voluptueuses. « La Belgique Artistique et littéraire », Bruxelles, 1908. • — A la louange de la Terre. Lamertin, Bruxelles, et Librairie des Sciences et des Arts, Paris, 1908 et 1912. — Images de Suisse. Illustrations de Amédée Lyren et dePol Vandebroeck,chez Lamberty à Bruxelles, 1912. — Les Rafales, 1914-1916. Figuière, Paris, 1917. — Ainsi chantait ThyU 1914-1918. G. Crès, Paris, 1918. — L'Hymne à la Vie, 1909-1920. « La Renaissance d'Occident », Bruxelles. — Les Rafales et Ainsi chantait Thyl, 1914-1918. « La Renaissance d'Occident », Bruxelles, 1922.

A consulter : Charles Tardieii : Un poète. « Indépendance belge ». Bruxelles, 7 mars 1907. — Paul Cornez, La Revue Funambulesque, octobre 1907. — M. Wilmotte : Un poète. « Revue de Belgique», 15 octobre 1907. — L. Bocquet : Les Poètes. « Le Beffroi » , 1908, mars. — Emile Verhaeren :

Die Belgische DicIUers. « Die Woche », Berlin, janvier 1910. — Léon Bocquet, Belles - Leltres^ mars 1923. — Rémy de Gourmont : La Belgique littéraire (Ed. Grès, 1917). — Philéas Lebesguc : Maurice Gauchez. « La Revue », 3 août 1922.

POÈMES

J'ai cueilli du soleil pour en faire un bouquet Puis j'ai posé ces fleurs de vibrantes lumières En offrande d'amour au seuil de ce bosquet Où j'ai fermé souvent en rêve mes paupières.

J'ai cueilli du soleil, j'en ai gerbe les fleurs : C'était une splendide et brillante brassée, Un émoi de rosée y mélangeait ses pleurs Et j'ai tenu ces fleurs longuement embrassées.

J'ai cueilli du soleil à l'aube du matin Et mes mains ont gardé l'odeur de ces pétales Et mon cœur a dans lui de l'or clair et divin, Et mon âme est une âme en robe de Vestale.

J'ai cueilli du soleil, j'ai cueilli la clarté, J'en ai jeté dans l'ombre et l'ombre est lumineuse, J'en ai jeté par terre, et, vois-tu, c'est l'été ; J'en ai gardé pour moi : ma vie est radieuse.

J'ai cueilli du soleil aux parterres du ciel, J'en ai fait des bouquets, des gerbes de lumières, J'ai cueilli du soleil, de l'or doux et réel, Et j'en ai plein le cœur et tout plein mes paupières. (Inédit.)

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