‹ Anthologie des poètes du Divan. Avec une introductionChapitre 75 sur 86 · COMPLAINTE · texte numérisé non relu

COMPLAINTE

Nuit perfide, nuit féminine, nuit trop belle, Nuit si lente, si loin de celle que j'appelle. Nuit, cours vers ton aurore et ne sois pas complice. Je ne sais quelle crainte en mon âme se glisse. Elle devait venir, elle n'est pas venue. Je ne sais quel soupçon en mon cœur s'insinue. Elle devait venir, doux espoir, vaine attente. Toi donc, si tu la vois et qu'elle est inconstante, Vole vers ton aurore, ô nuit, venge-moi d'elle Et ne sois pas si lente et ne sois pas si belle. {Inédit.)

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