PÉAN MINEUR
A ton triomphe, automobile, Sur Tantiquaille des chevaux.
Tel poète, s'il en jubile, Dressera les autels nouveaux.
Tu n'as plus qu'à mourir de honte.
Amour des vieilles fictions, Quand notre temps si riche compte Tant de quadruples Ixions.
On dira votre ivresse, roues.
De tourner éternellement Et pour toi, moteur qui t'ébroues, L'ardeur de ton bourdonnement.
Mais qui, dominant la folie Dont tout le monde semble atteint.
Chantera, moineaux qu'on oublie, Votre chasse vaine au crottin ?
(Inédit.)