THÉO VARLET
Né à Lille (Nord) le 12 mars 1878.
Collaboration poétique au Divan : n° 6, novembre 1909.
Bibliographie : Heures de Rêve. Nuez et Lecoq, Lille, 1898. — Notes et Poèmes. « Le Beffroi », Lille, 1905. — Notations. « Le Beffroi », Lille, 1906. — Poèmes choisis. 1911. — La Bella Yenere, contes. Le Hérisson, 1920. — Les Titans du Ciel^ roman. Le Hérisson, 1921. — L'Agonie de la Terre, roman. Le Hérisson, 1921. — La Belle Valence, roman. Le Hérisson, 1922. — Aux Libres Jardins, poèmes. Le Hérisson, 1923. — Le Dernier Satyre, contes. Le Hérisson, 1923. — Traductions de l'anglais: R. L. Stevenson : L'Ile au Trésor, 1919 ; Les Marquises et les Paumotus, 1919 ; Les Gilberts, 1919 ; Les Gais Lurons, 1920 ; Les Veillées des Iles, 1920; Le Maître de Ballantrae, 1921. — J.-K. Jérôme : Trois Hommes dans un Bateau, 1921. — S. J. Weyman : La Cocarde Rouge, 1922.
A consulter : Pan, juillet-août 1909. Etude de Ch. Clarisse. — Anthologie des Poètes nouveaux, Lanson, 1912. — Poètes du Nord, A.-M. Gossez, 1902. — Lumière, Anvers, janvier 1922. Etude de J. Billiet.
AMŒNITATES HELVETICyE
Raquette au poing, torchon au front, teint de crevette, Nul monstre délirant aux cerveaux papouas. Nul du grotesque enfer où Breughel s'ébroua, Ne vaut l'épouvantail de ces houris helvètes I
Oui I j'ouïs sans frémir la magique tempête
Des derviches- tourneurs et des Aïssaouas :
Mais je meurs consterné du sombre brouhaha
Qui font tous ces battoirs sur ces vieilles carpettes.
Qu'importe un rôt qui brûle, un marmot non torché. Et les maris en fuite ?... Aux fenêtres penchées Sur maint drap pavoisant leurs pissats, ces mégères
Enflammées d'une ardeur que l'exemple exaspère, Cognent à tour de bras, sur mes tympans hachés. Le poudreux paradis des Bonn es- Ménagères I