JEAN-LOUIS VAUDOYER
Né au Plessis-Piquet (Seine) le 10 septembre 1883.
Collaboration poétique au Divan : n^ 20, avril 1911 ; — no 24, septembre 1911 ; — n» 27, janvier 1912 ; — n«> 37, mars 1913 ; — n^ 51, octobre 1915 ; — n» 52, février 1916 ; — n« 54, mars 1917 ; — n° 62, novembre 1919 ; — n° 83, novembre 1922.
Bibliographie : Les Compagnes du Rêve. 1 plaquette, essais et poèmes en prose. Sansot, 1906. — Quarante petits Poèmes, 1907. — L'Amour masqué, roman. Calmann-Lévy, 1908. — La Commedia, sonnets, préface de Henri de Régnier. Edités à Venise, 1908. Stances et Elégies, Floury, 1908. — La Bien- Aimée, roman. Calmann-Lévy, 1909. — Suzanne et l'Italie, lettres familières. Floury, 1909. — Le Bronze, étude sur les collections du musée des Arts décoratifs, en collaboration avec Louis Metman. Longuet, 1910. — La Maîtresse et l'Amie, roman. Calmann-Lévy, 1912. — Poésies, 1906-1912. Calmann-Lévy, 1913. — Propos et Promenades. Hachette, 1914. — Album dédié à Thamar Karsavina, illustrations de G. Barbier. Corrard, 1914. — La Stèle d'un Ami, poésies à la mémoire de Paul Drouot. « Le Divan », 1916. — Les Permissions de Clément Bellin, roman. Calmann-Lévy, 1918. — Les Papiers de Cléonthe. Albin Michel, 1919. — Le Dernier Rendez-Vous, roman. Calmann-Lévy, 1920. — Rayons croisés, poésies, 1913-1921. Société littéraire de France, 1921. — L'Album Italien, poésies. Librairie de France, 1922. — Ombres Portées. Les Soirées du Divan, 1923. — La Reine évanouie, roman. Pion, 1923.
A consulter : Etudes et articles : Jacques Boulenger : Mais l'art est difficile, 2' série. — Jules Bertaut : Le roman d'aujourd'hui. — Emile Henriot : J.-L. Vaudoyer, poète. « Le Divan », n"« 42 et 43, septembre et novembre 1913. — Henri Martineau, La Minerve française, 1" août 1920.
POÈMES
Pose la flèche et l'arc sur la pierre qui tremble ; Accueille les parfums de la fleur et du fruit ; Et que tes belles mains daignent nouer ensemble Tes cheveux de soleil à mes cheveux de nuit.
L'eau coule en gémissant sur l'herbe nonchalante ; L'oiseau pique en sautant le terreau velouté ; Consens à desceller ta lèvre étincelante Pour aspirer l'aurore et célébrer l'été 1
Je t'appelle l'Amour, mais crains que l'on te nomme Déception, Tristesse, ou bien encore : Ennui. Si je souris pour toi, c'est par prudence, comme Au héros Dalilah, cachant sa peur, sourit.
Et pourtant, si ton nom était : Amour ? La flamme Qui brûle sous tes cils peut être un feu volé Au foyer tout puissant que nul mortel n'entame Et qu'attise, en criant, sur son roc, Prométhé.
— Tu te tais quand je viens ; je n'ai point vu tes larmes. Le baiser, sur ta chair, enivre sans nourrir... Sur la pierre qui tremble, ah 1 pose enfin tes armes : Sans elle dans tes bras je puis encor mourir.
(Poésies.)