‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 14 sur 85 · LES QUATRE SAISONS · texte numérisé non relu

LES QUATRE SAISONS

Hélène, cette ville et le printemps sur elle,

Tes bras nus, tes beaux yeux mouillés de jeunes pleurs.

Tes robes, nos aveux, ta fraîcheur éternelle

Et le parc au soleil qui prenait ses couleurs.

Jacqueline, l'été devant l'assaut des vagues, Souvenirs de jardins et souvenirs de bars, Tes roses, tes colliers, tes fourrures, tes bagues. Notre bonheur à deux et tes brusques départs.

Madeleine, la neige et la pluie et le givre. L'hiver auprès du feu dans l'ombre du salon, Nos visages penchés sur les pages d'un livre. Et le temps qui fuyait et qui nous semblait long.

LES POETiiS DU DIVAN

Mais les automnes d'or c'est toi qui me les Dans ton sourire clair et pensif, ô Manon, Et dans tes cheveux roux comme des feuilles Et c'est dans la douleur que je redis ton num.

Page 1