‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 15 sur 85 · LE VERT- GALANT · texte numérisé non relu

LE VERT- GALANT

A Henri Martineau.

Vers les cyprès de l'Italie

Notre amour s'en allant Ne fera pas que je t'oublie,

Pointe du Vert- Galant,

Où sous le feuillage du saule

Dans l'onde reflété J'ai vu, penché sur son épaule.

Mourir un soir d'été.

(Le Poème de la Rose et du Baiser.')

PARENTHESES

Si l'un fidèle au rendez-vous T'appelait son cher ange,

L'autre disait, parlant de vous Quel animal étrange !

Ils avaient tous les deux raison.

L'amour, sage folie, Du bel été fait la saicon

De ma mélancolie.

Je revois au quartier latin La sœur de mon amie

Jusqu'à dix heures du matin Dans mes bras endormie.

58 LES poèTjîs du divan

Avant que sèche ce bouquet Si frais chez la fleuriste,

Confiera-t-elle au perroquet :

« Je l'aime et je suis triste ? »

Suzanne, Suzon ou Suzette, Viens ; les colombes de Vénus Roucouleront au bal-musette.

Les tendres jours sont revenus.

Baisers d'une jeune maîtresse, Printanière et charmante ivresse, Dons pour moi les plus précieux...

Déjà reverdit la nature

Et quelle amoureuse aventure.

Se dessine dans tes beaux yeux ?

(Inédit.)

GILBERT CPÏARLES Né par hasard à Toulouse le 26 mars 1901.

Collaboration poétique au Divan : no 82, septembre

Bibliographie : Apprentissage. « Le Divan », 1923.

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