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VI. — A l'ombre des bouleaux

A l'ombre des bouleaux, des saules et des aulnes Une eau dort, en quel songe oubUée ? Les automnes L'emplissent chaque année de leurs feuillages morts. Ils pourrissent, légers esquifs, parmi ce port, Puis chavirent. Et lents, on peut les voir descendre, Squelettes qui s'en vont où vont toutes les cendres. Mais l'eau, qui les reçoit, de ces alluvions Qui furent les printemps et les étés, au fond D'elle-même, en refait, ô retour, cette vie : La fleur d'un nénuphar sur elle épanouie,! (Inédit.)

PHILÉAS LEBESGUE

Né à La Neuville-Vault, près Beauvais (Oise) le 26 novembre

Collaboration poétique au Divan : no 2, mars 1909, Bibliographie. — • Poésie : Décidément. Plaquette. Librairie Universelle, Paris, 1891. — La Tragédie du Grand Ferré, trilogie dramatique. Libraires associés, Paris, 1892. • — Les Folles Verveines. Plaquette. « Le Beffroi », Lille, 1903. ■ — Monsieur de Boufflers, sonnets héroïques. Edition de « La Phalange Paris, 1908. — Le Buisson Ardent. H.C., 1910. — A plein vol. Plaquette. Beauvais, 1911. — Les Servitudes. Soc. du « Mercure de France», Paris, 1913. —

Le Char de Djaggernath, proses lyriques. « Le Savoir- Vivre », 1919. — La Grande Pitié. Sansot éditeur, Paris, 1920. — Les Tisons en fleur. « La Revue de l'Epoque », Paris, 1922. ■ — Romans et NOUVELLES : Le Sang de l'Autre. Société d'Editions littéraires, Paris, 1900. — L'Ame du Destin. Sansot, Paris, 1904. • — Le Roman de Ganelon. Sansot, Paris, 1906. — La Nuit Rouge. Sansot, Paris, 1908. — Les Charbons du Foyer. f<- La Phalange », Paris, 1908. — Eugamisiès. « La Phalange », 1908. — Outre- Terre. « La Phalange », Paris, 1 909. ■ — Le Lien de Deuil, nouvelle en feuilleton dans « Le Septentrional de Paris ». • — Kolochore, roman crétois en feuilleton dans K La République de l'Oise ». — Philologie, philosophie, CRITIQUE, histoire. — Les Lois de la Parole. Beauvais, 1899. — L'Au delà des Grammaires. Sansot, Paris, 1904. ■ — Le Pèlerinage à Babel. Sansot, Paris, 1904. • — Essai d'.expansion d'une Esthétique : L' Inspiration. « La Province », Le Havre, 1910, en collaboration avec Gossez et Strentz, — Le Portugal littéraire d'aujourd'hui. Sansot, Paris, 1904. ■ — La Grèce littéraire d'aujourd'hui. Sansot, Paris, 1916. — Le Portugal et sa mission civilisatrice. 1 plaquette. Typographie universelle, Lisbonne, 1912. • — La Question des Races dans la Littérature universelle. 1 plaquette, Paris, 1913. — La République portugaise. Sansot, Paris, 1913, ■ — Le Songe d'Enfer et la Voie de Paradis, de Raoul de Houdenc. Sansot, 1908. — Six Lais d'Amour de Marie de France. Sansot, 1908. — Les Chants Féminins Serbes, traduction et commentaires. Sansot, Paris, 1919. • — Traductions. ■ — Histoire d'un mort, nouvelle traduite du portugais de Paulo Osorio. Sansot, Paris, 1904. • — Le Feredji, du grec moderne de Pol Arcas en collaboration avec 'P.-M. Gahisto. Juven, Paris, 1908. ■ — Les Perses de l'Occident, drame traduit du grec moderne de Sotiris Skopis. Figuiére, Paris, 1917. — Anthologie des poèmes de Sotiris Skopis, traduit du grec moderne avec André Castagnou. Figuiére, Paris, 1908, Couronné par l'Académie Française. ■ — Anthologie de

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la poésie yougoslave contemporaine. « Les Humbles », Paris, 1918. • — Macambira, en collaboration avec P.-M. Gahisto. L'Edition française illustrée, 1920. — La Relique, roman portugais de Querroz, en feuilleton à « Noticias », 1922, en collaboration avec P.-M. Gahisto. ■ — L'Evangile de l'Amour, traduit de l'espagnol de Gomez Carrillo. Fasquelle, Paris, 1923.

: A.-M. Gossez : Poètes du Nord, 1880-1902. Ollendorf , Paris, 1902. — Florian Parmentier : Toutes tes Lyres. Gastein-Serge, Paris, 1907. — Ad van Bever : Les Poètes du Terroir, t. III. Delagrave, 1913. — Ernest- Charles : Samedis littéraires, 3« série. Sansot, Paris, 1905. — Ernest Gaubert : La Nouvelle Littérature, Sansot , 1906. — Martin-Main 3^ : Les Nouveaux Païens, Sansot, 1913. — Philéas Lebesgue « Les Humbles», 1918. — Pages clioisies de Pti. Lebesgue, par Manuel Goulon, Beauvais, 1923.

l'ombre hivernale

L'ombre hivernale autour de mon vieux seuil s'allonge : Ne me demande pas, femme, pourquoi je songe.

La vigne au bord de ma fenêtre perd ses feuilles ; Les abeilles au creux des ruches se recueillent.

Il vient dans le brouillard des corneilles qui crient ; En moi le souvenir anime ses féeries.

Certains échos crispent d'efîroi les âmes veuves ; J'ai vu couler les eaux puissantes des grands fleuves.

Il y a des amours infernales qui pèsent ;

J'ai vu tomber les lourds marteaux près des fournaises.

Il y a des ferveurs qui distancent la terre ; J'ai goûté la mer vaste, impuissante à se taire.

Il y a des sommeils pareils à des fanfares ; J'ai vu le tournoiement prestigieux des phares.

J'ai entendu crisser le cuir sur les poulies ; Ma cervelle a tourné sous le vent des folies.

J'ai senti la beauté merveilleuse du monde ; Je l'ai vue incarnée en ta nudité blonde,

Et cela me suffît pour prolonger le rêve, De mes jours, du côté par où rien ne s'achève. {Inédit.)

JEAN LEBRAU

Né à Moux (Aude) le 20 octobre 1891. Prix de poésie de !a Pléiade, 1923.

Collaboration poétique au Divan : no 73, septembre 1921 ; — n° 81, décembre 1922.

Bibliographie : L'Humble Levée, 1909. — La Voix de Là-bas, préface d'Henry Bataille. Grés, 1914. — Six Morceaux de Buis, 1918. — Poésie, 1919. ' — Les Quinze Tonnelles de Marie, 1920. ■ — Le Cyprès et la Cabane. « Le Divan », 1922. — Sous presse : Le Ciel sur la Garrigue. Prix de la Pléiade. Librairie de France.

N.-B. — Six Morceaux de Buis et Les Quinze Tonnelles de Marie seront prochainement réédités avec quelques autres poèmes inédits d'inspiration religieuse sous ce titre : Témoignage.

A consulter : Guy Lavaud, La Vie, du 1" mars 1921. — Tristan Derème, Les Pyrénées, de Tarbes, des 15, 16, 17, 18 et 19 juin 1918, Jean Lebrau ou le Roman d'une âme.

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