‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 44 sur 85 · JULES LAROCHE · texte numérisé non relu

JULES LAROCHE

Né à Paris le 4 novembre 1872. S'est fait connaître aussi sous le nom de Jacques Sermaize.

Collaboration poétique au Divan : n" 25, novembre

1911 ; — n° 31, juin 1912 ; — n° 35, janvier 1913 ; — n" 42,

septembre 1913.

Bibliographie : L'Heure qui passe, sous le pseudonyme de Jacques Sermaize. « Le Temps présent », 1910. — La Voie sacrée. Grasset, 1913.

GUY LAVAUD

Né à Terrasson (Dordogne) le 9 août 1883.

Collaboration poétique au Divan : no 6, novembre 1909 ; — n" 12, juin 1910 ; — n» 22, juin 1911 ; — n» 57, janvier 1919 ; — n" 70, mars 1921.

Bibliographie : La Floraison des Eaux. « L'Occident », 1907. — Du Livre de la Mort. La Phalange, 1909. — Des Fleurs pourquoi. Gornély, 1910. ■ — Sur un vieux livre de marine. « Les Marges », 1918, bois de André Lhote. • — Imageries des Mers. Emile-Paul, 1919. • — Six Poèmes d' Automne. H.C. Bois de Ch. Hamonet. — Le Dit du vieux Marinier, traduction. Emile- Paul, 1919. — Images. Galerie André, six bois gravés de G. Gharlopeau, 1921. — Marines, illustré par André Lhote. « Le Divan », 1923.

A consulter : Henri Martin eau : Guy Lavaud. 1 plaquette. «Le Divan », 1911. — Anthologie des poètes nouveaux, Figuière. — Diez Canedo : Anthologie de ta poésie moderne. Madrid. — Robert de la Vayssière : Anthologie de la poésie française du xk^ siècle. Grès.

POÈMES

Hier encor tu disais : « Jamais vous reverrai-je, O roses de la chair sur mon corps consumé Et retleurirez-vous, ô fleurs de rose neige Sur les faibles rameaux de ces bras dépouillés. » Tu doutais... et voici qu'elles sont revenues Toutes les frêles fleurs que jadis tu portais. Voici comme autrefois des lys dans tes mains nues Et des camélias sur ton corps reposé.

En sorte que ta mort ressemble à ta jeunesse Et que devant ton lit si largement fleuri Me penchant sur ton front, ma Morte aux belles tresses, Je cesse de pleurer croyant que tu souris. {Des Fleurs, pourquoi...)

O proues, ô diamants qui coupez cette mer, Qu'ils sont beaux voschemins, que leur neige nous tente Qui semble un reste encor de quelque bel hiver, Un blanc gel oublié dans l'herbe renaissante.

Mais nous, cinglant toujours vers la lointaine gloire. Le rencontrerons-nous, comme un beau voilier blanc. Le vers qui s'en irait, de mémoire en mémoire. Traversant, sans mollir, l'immensité des ans. (Imageries des Mers.)

Une femme passait dans ta douceur, septembre. Du fruit qu'en élevant ses doigts elle cueillit Parmi les froissements et le soupir des branches Une abeille soudain s'envola... C'est ainsi Que bientôt, nous aussi, peut-être, irons vers Dieu Quand la Mort nous aura pris de sa main dans l'ombre Et que s'envolera, pour son vol lumineux. Notre âme retenue comme une abeille blonde. ilnédit.)

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