LUNAIRES
Le clapotis léger des barques et des branches Se mêle à la douceur des parfums du tilleul. Les mouvements du vent dans les frondaisons blanches Sont si lents, qu'on s'étonne et se plaint d'être seul.
Je ne sais plus les noms des fleurs ni des villages. Je ne sais plus les bruits des feuilles ni des pas. Je me souviens des nuits auprès des mers sauvages, Et je guéris d'un mal que je ne connais pas.