‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 65 sur 85 · ETREINTE · texte numérisé non relu

ETREINTE

Laissez, et dénouons l'étreinte que renoue Le soir qui veille seul dans la chambre de mort. Car je sens que des pleurs ruissellent sur vos joues. Délices et désirs meurtris de votre corps.

Lorsque le vent des nuits dans la plaine circule Le silence se plaint comme un cœur exilé. J'aime cette ombre douce où pleure un crépuscule Vers la lune qui neige et les fleuves gelés.

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