‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 9 sur 85 · ADIEU · texte numérisé non relu

ADIEU

Si l'humble cabaret noirci

Par la pluie et le vent d'automne

M'accueille, tu n'es plus ici...

Je souffre et l'amour m'abandonne.

Je souffre affreusement. Le jour Où tu partis j'appris à rire.

J'ai depuis pleuré, sans amour, Et vécu tristement ma vie...

Au moins, garde le souvenir.

Garde mon coeur, berce ma peine, Chéris cette tendresse ancienne Qui voulut, blessée, en finir...

Je rirai contre une autre épaule.

D'autres baisers me suffiront.

Je les marquerai de mes dents :

Mais tu resteras la plus belle.

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