VILLIERS DE L'ISLE-ADAM
e Comte de Villiers de l'Isle-Adam (Mathias- Philippe- Auguste), ï auteur de /'Eve future, /Axel, <f Akëdysséril, des Contes cruels, de /'Amour suprême, du Nouveau-Monde, — drame couronné par les jurys de l'cAcadémie française et de la Critique théâtrale de Taris au concours de i8j6 — et de bon nombre d'autres ouvrages qui Font mis au rang des premiers prosateurs contemporains, a éparpillé un peu partout des vers d'un sentiment des plus élevés. Variant de /'Eve future, que zM. Catulle zMendès a jugée être ïun des rares livres immortels de cette fin de siècle, zM. Emile 'Bergerat ta déclarée « î œuvre d'un styliste sans pair, d'un sage et d'un penseur, où, sous le voile d'une ironie si glaçante, qu'auprès d'elle le ricanement de Uoltaire semble un sourire ingénu d'enfant, le grand bon sens des zAîaitres nationaux chante, dans une langue superbe et digne d'eux, l'Hymne de vérité aux strophes amères. » c4 propos du Nouveau- Monde, zM. Francisque Sarcey a écrit que « plusieurs traits en étaient absolument cornéliens, » et zM. Huysmans a nommé Akëdysséril, Véra, Vox populi, « d incontestables chefs-d'œuvre de l'cArt moderne.» Les poésies de zM. 'Villiers de l Isle-cAdam ont été publiées en deux volumes : le premier, intitulé Isis, a paru che\ Terrin, de Lyon; le deuxième, Contes cruels, a été édité par zM . Calmann Lévy.
Gustave Guiches.
VILLIERS DE I-'lSLE-ADAM. 4^
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La Nuit, sur le grand mystère, Entrouvre ses écrins bleus :
Autant de fleurs sur la terre Que d'étoiles dans les cieux!
On voit ses ombres dormantes S'éclairer, à tous moments, Autant par les fleurs charmantes Que par les astres charmants.
Moi, ma Nuit au sombre voile N'a, pour charme et pour clarté, Qu'une fleur et qu'une étoile :
Mon amour et ta beauté!