PHILIPPE G I L L E
^Tvt!HILlpPE Gille est né à Paris le 18 décembre 1831. Ses '^JZ goûts le dirigèrent d'abord vers la sculpture; il a exposé pen- "^û^ dant plusieurs années. Teu de temps après il se lança dans la carrière dramatique, et depuis i8j/ ses pièces ont été Jouées avec succès sur presque tous les théâtres parisiens. C est par le naturel et la vérité que ses œuvres même comiques se sont fait remarquer. Publiciste et critique littéraire, la tournure légère et gauloise de son esprit ne semblait pas révéler en lui le véritable poète qu'il est. L'Herbier contient des pièces qui avaient depuis longtemps attiré ï attention, mais que, par un singulier scrupule, il avait jusqu'à ce jour laissées anonymes.
Théodore de 'Banville, qui ta deviné un des premiers, a écrit à propos de tune de ses poésies, l'Envolée et d'une autre les Vivants et les Morts :
« Vous ne pouvez proscrire ceux que vous appelé^ les « magiciens du style, » puisque vous êtes l auteur de ce poème émouvant et ému l'Envolée. . . avoiie^ que si, d'après vos conseils, on recommence comme autrefois à brûler les magiciens, vous seme\ quelque peu le roussi!
« Ces vers sont très beaux, d\in sentiment profond et original; l'idée n'est jamais vulgaire et le mouvement est dune grande envolée. C'est un art à la fois exquis et viril, »
^Ajoutons que SI. Philippe Gille a fait faire à l'opéra moderne un jgrand pas, et que, dans Manon comme dans Lakmé, il s'est montré