‹ Anthologie des poètes français du XIXème siècleChapitre 9 sur 131 · SUR LA MER NOIRE · texte numérisé non relu

SUR LA MER NOIRE

Insondable et plein de mystère L'Infini roule triomphant, Et dans son sein porte la terre Comme une mère son enfant.

La terre, à son tour, dans l'espace En glissant sur l'immense éther, Sans la verser porte avec grâce La coupe verte où dort la mer.

Et la mer porte sur ses ondes Le vaisseau qui se rit des flots; Et la nef sous ses voiles rondes M'emporte avec les matelots.

Et moi, pauvre oiseau de passage, Que le sort loin d'Elle a banni, Je porte en mon cœur son image..

Où je retrouve l'Infini.

EDOUARD GRENIER. jj

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