MATURITÉS
Pour gonfler la narine aux transparents carmins L'odeur des fruits pourris, tristesse des chairs mûres, Emprisonne ta vie au flavescent murmure D'un peuple de frelons ivres par les jasmins.
Puis ne vouliez-vous pas étoufl'er sous vos mains L'ivresse des plus hautes roses ou, parure Des sources, le glaïeul imitant l'encolure De ce buste haï par les durs lendemains?
Belle, de vos odeurs déjà le millier Joncherait le pays d'ivresse s'il présage Tout l'automne oui dort avec votre visage Au mûrissant soleil de vos cheveux rouilles.
(Le Bocage amoureux, 1908-1911.)