IMAGES DE SEPTEMBRE
C'est en vain que tu veux serrer sur ta poitrine Et garder contre toi, malgré les vents jaloux, La gerbe des beaux jours dont l'ombre s'achemine Loin des jardins d'enfance aux boulingrins si doux.
Je ne sais si le soir va combler tes genoux Des cent trésors mûris aux hanches des collines, Mais j'aime en tes regards la clarté qui termine Les longs après-midi qui fane le mois d'Août.
Le baiser du couchant sur les frondaisons rousses N'a pas la majesté du soupir que tu pousses En abaissant les yeux sur tes seins vendangés . . .
Aussi je choisirai pour ma saison dernière, Entre tant de climats aux loisirs étrangers, Un Septembre d'odeurs mûri dans ta crinière .