‹ Anthologie du journalisme du 17e si©·cle © nos joursChapitre 100 sur 171 · ROGER DE BEAUVOIR · texte numérisé non relu

ROGER DE BEAUVOIR

De Beauvoir Bel à voir Nous amuse..

disait plaisamment Alfred de Musset. Roger de Beauvoir eut une période où il connut tous les succès, succès mondains et succès d'esprit. Avec sa belle chevelure noire et frisée, son habit bleu à boutons d'or, son gilet de poil de chèvre jaune, son pantalon gris perle, sa canne en corne de rhinocéros, il était l'un des «viveurs » les plus en vue du boulevard, l'un des habitués du café de Paris et de la Loge infernale. En littérature, il avait commencé par être éperdument romantique. L'idée première de la Tour de Nesle se trouve dans un de ses premiers romans, l'Ecolier de Cluny. Ceux qui l'ont connu l'ont dépeint « pétillant, débordant, se répandant comme une mousse de Champagne ». Il chroniqua au Figaro, à la Mode, à la Presse. C'était un improvisateur, aux épigrammes qui eussent été redoutables, parfois, sans la gaieté atténuant la vivacité de ces plaisanteries. Il lui ai-riva de se plaisanter lui-même, quand ses dissentiments conjugaux, avec tous leurs incidents, firent quelque bruit. Bien que l'âge et les infirmités eussent fort alourdi physiquement l'auteur des Soupeurs de mon temps, et quoiqu'il fût à peu près ruiné, il avait gardé presque toute sa belle humeur. S'étant brisé la jambe pendant les répétitions d'une de ses pièces, il disait que cet accident lui donnerait le temps de travailler à des couplets « de fracture ». M. Jacques Boulenger a consacré à Roger de Beauvoir un chapitre de ses Dandys. Il faut avouer que le temps a fort pâli les couleurs de ses chroniques, qu'on appelait

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alops des « feuilletons ». Mais, par la place qu'il tint dans la vie parisienne, au temps de Louis-Philippe, it devait figurer dans ce l'ecueil.

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