‹ Anthologie du journalisme du 17e si©·cle © nos joursChapitre 118 sur 171 · ETIENNE ARAGO · texte numérisé non relu

ETIENNE ARAGO

Dans une étude consacrée à Etienne Arago, Eugène Spuller regrettait que l'homme qui avait été mêlé à tant d'événements eût brûlé ses Mémoires, qu'il avait entrepris. « M. Etienne Arago était le seul qui pût faire connaître à la postérité les premiers commencements du parti républicain militant. Il avait été l'un des jeunes initiés aux mystères de la charbonnerie par les fondateurs Bazard, Dugiez, Flottard, Buclied et les autres; on l'y avait appelé avec F. de Corcellos, Ulysse Trélat et les plus courageux des jeunes gens d'alors; et c'est ainsi qu'il avait pu approcher le général La Fayette, qui fit de lui son aide de camp après 1830. C'est en cette qualité qu'il se trouva pour la première fois à l'hôtel de ville avec le peuple victorieux. Il devait s'y retrouver de nouveau en février 1848, avant même que les citoyens appelés à former le gouvernement provisoire vinssent y proclamer la République. Enfin, il était dans sa destinée d'y être encore le 4 septembre 1870, pour y recevoir le titre et l'investiture des fonctions de maire de Paris. »

Etienne Arago fut un homme d'esprit et un homme d'action. Son rôle dans la révolution de 18^, où il montra autant de belle humeur que de courage, a été raconté par Alexandre Dumas dans un volume de ses Mémoires. Etienne Arago était alors directeur du théâtre du Vaude- Tille; il fournit à l'insurrection ses premières armes, prises dons le magasin des accessoires. Journaliste, il fat un des fondateurs de la Réforme, avec Ledru-Rollin.

Le théAlre et la politique se partagèrent son existence, toujours prête à se dépenser largement au service de ses idées et de ses amis. Exilé jusqu'en 1859, il reprit place dans la presse, plus tard, à l'Avenir national.

D'un de ses articles sur la vie dramatique on de tachera ces lignes soutenant, avec verve, un amusant paradoxe :

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