MAXIMILIEN ROBESPIERRE
L'œuvre de journaliste de Robespierre n'est pas considérable : elle tient dans les soixante-neuf numéros de V i'nion ou Journal de la Liberté, en 1789, et dans les douze livraisons du Défenseur de la Constitution (juin- >ùt 1T;)2). C'est, cependant, comme journaliste qu'il est lis à partie, tout d'abord, en prose et en petits vers, ;ir les malicieux Actes des Apôtres, ce journal royaliste "li cherche à jeter le ridicule sur tous ses adversaires, ■ levant avec une entière mauvaise loi, d'ailleurs, leurs iroles et leurs écrits. C'est encore le temps où on se uut avec de l'esprit : « Pour nous, écrivent les Actes des Apôtres, nous n'hésitons pas à proclamer que si M. le comte de Mirabeau est le flambeau de la Provence, M. de Robespierre est la chandelle d'Arras. »
Le souci de la forme s'allie dans les journaux rédigés ir Robespierre à la netteté de la pensée. Les articles mt f^éiiéralement des articles de doctrine. On sait ce mot de Mirabeau : « Cet homme ira loin : il croit tout ce qu'il dit. » Il n'y a ici à considérer Rol)esi)ierre que jus- ;u'au 10 août, où s'accomplit, par la violence, ce qu'il ■ ittenduit de la puissance législative.