‹ Anthologie du journalisme du 17e siecle a nos joursChapitre 103 sur 185 · AURÉLIEN SCHOLL 1K · texte numérisé non relu

AURÉLIEN SCHOLL 1K

Nouveaux Mystères de Paris, V Esprit du boulevard, Poivre et sel, les Coulisses, etc. Parmi les livres qu'il a laissés, romans et contes, on ne saurait oublier un charmant petit poème Denise (1857), simple histoire d'amours romanesques terminées par une désillusion.

En 1879, Alphonse Daudet traçait de lui ce portrait : « Qui ne connaît Scholl ? Pour peu que tous ayez, ces derniers trente ans, tàté du boulevard parisien ou visité ses annexes, vous avez certainement remarqué, soit devant le pavillon de Tortoni, soit sous les tilleuls de Bade ou les palmiers de Monte-Carlo, cette physionomie éminemment parisienne. Par l'accent toujours g'ai, le ton net et clair, l'éclat brillant du style, au milieu de Paris envahi par le patois des parlementaires ou le cailletage des reporters, Scholl est demeuré un des derniers, on pourrait dire presque le dernier petit journaliste. Le petit journaliste, dans le sens donné à ce mot, est un journaliste qui se croit obligé d'être en même temps un écrivain; le grand journaliste s'en dispense. Scholl, peu à peu, s'est engagé dans la mêlée politique; il est en pleine bataille, maintenant, et c'est plaisir de voir ce petit-fils de Rivarol , devenu républicain, diriger contrôles ennemis de la République ses flèches d'or, frottées d'un peu de curare à la pointe. »

Cette épithète de « petit-fils de Rivarol » est restée attachée au nom d'Aurélien Scholl.

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