HENRY DE PENE
Henry de Pêne fut essentiellement journaliste. Le coup d'Etat de 1851 avait supprimé le journal royaliste auquel il était attaché, V Opinion publique. La politique lui manquant alors, il devint un des chroniqueurs les plus répandus. Il fut l'un des trois écrivains qui, sous le pseudonyme de « Mané, ïhécel, Phares », rédigeaient le courrier de Paris de l'Indépendance belge, très lue en France, car dans la période du second Empire, on la presse était privée de toute liberté, Y Indépendance , journal étranger, n'était pas soumis aux mêmes obligations d'une continuelle réticence.
Au Figaro, un article où Henry de Pêne raillait la manie des éperons conservés dans les bals par les jeunes officiers — article qui paraîtrait anodin aujourd'hui — lui valut une série de duels, et il fut grièvement blessé.
Il fonda plusieurs journaux : la Gazette des Etrangers, Paris, qui devint ensuite Paris-Journal. Il fut le critique dramatique du Gaulois.
Aux débuts de la Commune, le 22 mars 1871, il fut un des organisateurs de la manifestation du « parti de l'ordre », place Vendôme.
Gomme écrivain politique, il combattit les idées modernes, mais avec courtoisie. « Son style, a dit de lui Octave Feuillet, avait la grâce et la dignité qui caractérisaient sa personne. »
Henry de Pêne a écrit quelques romans. Née Michon, Trop Belle, Demi-Crimes.
On donnera ici, par curiosité, les deux brefs articles qui déterminèrent les duels soutenus par Henry de Pène^ C'est un curieux petit document d'époque.