‹ Anthologie du journalisme du 17e siecle a nos joursChapitre 29 sur 185 · JULES FERRY 7Î · texte numérisé non relu

JULES FERRY 7Î

sénateur et président du Sénat, — ce sont là les grandes lignes de la cariûère de Jules Ferry.

Ses débuts dans la presse se firent à la Gazette des Tribunaux : avocat, il y rédigeait le compte rendu des débats judiciaii'es. Mais la politique l'attirait, en ces temps où l'opposition contre l'Empire n'allait pas sans dangers. Il fallait réveiller l'opinion, énervée par la suppression des libertés publiques. Jules Ferry réunissait chez lui une sorte de conférence à laquelle prenait part une élite de jeunes républicains. En 1860, il prit la direction, difficile à tous les points de vue, du Courrier de Paris. C'était un journal à peu près tombé, mais pour en continuer la publication il n'était pas besoin d'une autorisation. Jules Ferry et ses amis lui rendirent une vie enflammée, mais ils ne purent le soutenir très longtemps.

Jules Fei'ry, qui avait déjà été l'un des rédacteurs de la Presse, entra au Temps à sa fondation. Par un jeu de mots piquant, il fit, sous le titre des Comptes fantastiques d'IIaussrnann, une critique acérée de l'administration du préfet de la Seine. « Il était révolutionnaire, a dit de lui Eugène Spuller, en parlant de ces temps de luttes, mais dans la meilleure acception du mot. Il voulait détruire, non pas pour changer, mais pour fonder un ordre nouveau. »

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