‹ Anthologie protestante française, 16e et 17e sieclesChapitre 102 sur 191 · Op. cit., chap. XX, p · texte numérisé non relu

Op. cit., chap. XX, p

nous montre encore ce pont, à savoir qu'elle réunisse et relie avec Dieu ceux qui par leur chute en sont étrangement éloignés, qu'elle réconcilie les enfants abâtardis avec le Père, les sujets rebelles avec le Seigneur, sans laquelle réconciliation ou, selon l'étymologie latine, religion, Dieu cesse d'être notre Père, nous d'être ses enfants, toute religion, quelque apparence qu'elle ait, est inutile et vaine. Or est le but de l'homme en cette vie de retourner à Dieu et ne peut être vain, et il sera vain s'il n'y a quelque chemin de l'homme vers Dieu ou plutôt de Dieu vers l'homme qui y mène. Faut donc pour ne frustrer ni Dieu de sa gloire, ni l'homme de son but et de sa félicité, qu'il y ait un chemin, et ce chemin nous l'appellerons, selon le mot commun, religion, à savoir, le droit moyen de réunir et de réconcilier l'homme à Dieu pour son salut.

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